La respiration est la première expérience que l’on fait lorsque nous incarnons un corps sur Terre. Nous sortons d’un milieu aquatique et avant même de voir, nous respirons. D’ailleurs, si ce n’est pas le cas, les sages femmes tentent le tout, pour actionner la première inspiration.

Cette respiration fournie l’oxygène à nos cellules, l’énergie dont notre corps à besoin, la vie qui nous anime.
Sans respiration, notre corps ne peut se mettre en action même une seule seconde. Il n’est finalement rien sans le souffle de vie.
« La respiration est la vie qui nous anime »
Mais l’humain, dans sa conquête de la Terre et son activité incessante, a oublié que la respiration anime sa vie et non l’inverse. Il a oublié que sa respiration lui permet de faire du sport, d’aller au travail, de parler, de tenir debout, assis, allongé etc… Il a oublié que cette respiration est importante.
Si on prête attention à notre respiration, on s’aperçoit du trésor que l’on a reçu dès la naissance. Pour se régénérer, pour vivre et pour se connaître.
« Avec la respiration, on ralenti »
Le meilleur moyen de retrouver le véritable rôle de la respiration est de se concentrer sur celle-ci. Qui n’a pas testé la relaxation avec le ventre qui se gonfle à l’inspire et qui se relâche à l’expire ? (Si ce n’est pas le cas, je vous invite à en faire l’expérience 5 minutes). Se concentrer sur sa respiration procure des sensations agréables : calme, apaisement du mental, relâchement des tensions musculaires, sensation de bien-être, de fluidité, de douceur, de chaleur… Voir même sensation de fatigue et d’épuisement lorsque nous sollicitons trop notre corps dans l’activité. La respiration nous amène à un RALENTISSEMENT. Du moins au début, car une fois que nous avons compris l’importance de ralentir, la respiration nous apporte la régénération.

Lorsque nous laissons la respiration nous animer, nous constatons que le rythme imposé par la société ne nous convient pas, il est trop rapide, il nous use, il est contre nature.
La respiration est un bien bel outil. Non seulement il amène un apaisement et une régénération, mais en plus il nous permet de mieux nous connaître, en ressentant à l’intérieur de nous en limitant considérablement le mental.
« Se familiariser avec notre respiration, c’est aller vers nos ressentis »
Allons plus loin…
J’ai testé le ralentissement de tous mes gestes. Mon mental n’était pas d’accord et m’a clairement fait comprendre qu’on s’ennuyait à mourir. Mais j’ai persisté, et petit à petit, en écoutant ma respiration, j’ai retrouvé le calme et la sérénité dans mes gestes. J’appréciais de nouveau les mouvements dans mon corps et ma respiration prenait plus d’ampleur, elle était libre. Il y avait même une sorte de joie à faire la vaisselle ou à désherber. J’étais enfin centrée dans mon quotidien et en moi.
Ce n’est pas les taches ou les hobbies qui font que l’on se sent joyeux et en paix, mais bien, comment nous nous sentons quand nous entreprenons nos activités.
L’extérieur n’est donc pas le déclencheur de notre bien être.
Avez-vous remarqué que les personnes qui parlent lentement, ont des gestes lents, qui prennent le temps de vous regarder, de vous écouter réellement, sont souvent des personnes centrées en eux ?
Pourquoi ? Parce qu’elles ont prit du temps pour elles, du temps pour souffler, pour respirer. Elles ont laissé le stress et les tensions au profit d’une respiration qui permet à la vie de s’écouler naturellement, sans contrôle du mental, sans forcing, sans contrainte.
Elle sont donc vivantes ! Mais vous allez me dire que vous aussi vous êtes vivants. Oui à une toute petite chose prêt.
La vie, c’est être en interaction avec le vivant pour le vivant, ce que votre respiration vous incite à être. La véritable nature de l’homme est d’être parmi la vie sur cette terre et non chercher sans cesse à la contrôler.
« J’ai tellement d’amour à offrir à ce monde »
Voilà le trésor que je trouve en moi quand je prend le temps de respirer et de regarder ma véritable nature, celle qui est en communion avec le vivant.
Nous sommes tous fait de l’énergie de vie qui se nourrit d’amour. L’amour créé, l’amour nourrit, l’amour répare, l’amour fait pousser des ailes.
Certains n’ont plus besoin de s’alimenter pour vivre leur vie : Florian Gomet, a marché 360km pendant deux semaines sans manger. Marthe Robin, n’a mangé qu’une Hostie par jour pendant 50 ans. Et bien évidemment, il y a toutes les personnes qui jeûnent pendant 40 jours ou plus et qui en ressortent régénérées.
Ces personnes ont retrouvé leur essence. Ils ne sont plus dans l’obligation de s’alimenter pour faire leurs activités. Il leur suffit juste de respirer en conscience, ou bien, être en eux pour trouver l’amour (vous savez, celui qui nourrit et répare) qui donne l’énergie au corps.
Mais revenons à l’humain qui se laisse vivre au rythme de sa respiration.
Rappelez-vous : « la respiration est la vie qui nous anime ». Être centré(e) sur elle, donne le rythme à notre corps. Ni trop, ni pas assez.
J’ai fait l’expérience, il y a une dizaine d’années, d’aller courir en suivant mon rythme. Je n’allais jamais au delà de vingt minutes de course (c’était suffisant pour mon corps qui me demandait par la suite de marcher) dans lesquelles j’accélérais ou ralentissais selon les envies de mon corps. Ceci a été possible, car au paravent, je m’étais centrée, dans le calme, à ma respiration. Je m’étais entraînée régulièrement à RESSENTIR par la voie de la respiration. En faisant ceci, je ne me suis jamais blessée.
La respiration, en quelque sorte, nous nourrit, d’une manière différente de celle des aliments. Elle impulse une énergie à notre corps.
Il y a bien deux modes de nourriture. Et si on se connecte entièrement à la première, on perd de vue la deuxième et vis et versa. Nous sommes terriens et nos corps de chaire ont besoin de nourritures physiques qui s’accordent à lui et avec le vivant pour être vivant et ressentir la vie en abondance.

Mais si l’humain est déconnecté de sa respiration et donc de son outil de connaissance de soi (avec des ressentis), il ne peut choisir les bons aliments pour son corps et s’en remet à l’extérieur. (parent, médecin, pub, nutritionniste etc…).

L’équilibre entre nourriture physique et nourriture invisible, ou énergétique, est essence-ciel pour se sentir bien et rester en bonne santé.
« La respiration apporte la nourriture à l’âme »
ÉMILIE BONIN
